Nineteenth-Century French Studies 11.1-2 (1982-83): 155-158

Crouzet, Michel. Stendhal et le langage. Paris: Gallimard, Bibliothèque des ldées, 1981. 425 pp.

[Reprinted with permission of Nineteenth-Century French Studies]

The stunning achievement which occurs in Michel Crouzet's Stendhal et le langage is that of leading the reader through an "enquête", in the word's etymological sense, a detailed research both of Henri Beyle's linguistic formation in the late eighteenth century, and of the evolution of his conception of language during the period of French romanticism, by close examination of the entire body of Stendhal's writings, from the correspondence, through the reflections of the tourist, the memorialist, and the art critic, to the fictional pieces at the end or his career. Crouzet summarizes this entry into Stendhal's relationship with language as an analysis of "les troubles beylistes de la communication": "La direction d'ensemble de son entreprise tant personnelle que littéraire, sera de se restituer au langage, de se placer dans les 'formes', de conclure avec elles un pacte qui ne sera peut-être qu'un compromis" (133).

The initial premises of this "trouble du langage" are traced in the opening chapter, "Révolte et langage": given the goal of the Stendhalian project, of expressing "le moi" as well as "ma vérité," language necessarily becomes an obstacle: despite his long-held belief in arriving at "une victorieuse méthode analytique régissant l'écriture avec autant d'infaillabilité que l'algèbre" (a belief reflecting Stendhal's relationship to the "grammaire générale" of the eighteenth century) , he

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realizes that "la domination du discours est réversible; je le domine, mais il me domine" (16). This leads inexorably to Stendhal's revolt, "une mise en doute de la parole" since "la parole a toute latitude, les mots sont libres" (17). Yet, because language is connected to the social pact, thereby connecting words to things and words to "le moi", language becomes the social, humiliates and betrays "le moi", Stendhal being the very locus of this problem: on the one hand, penetrated by "comédie", by Corneillian heroism, by masks, opera and theater, on the other hand, the first to denounce, even to exorcise, this "comédie" in others, "Beyle est déchiré entre cette passion pour un illusionisme de magicien, . . . et l''honneur', le scrupule du vrai, le respect confondant de I'authentique" (19). The distance that Stendhal must traverse from this profound malaise to his fictional works, i.e. "laisser mentir les mots" (20), constitutes the focus of the subsequent "enquête", which we may summarize as being constructed in three phases: suspicion (Chapters II-III), situation (Chapters IV-X), and reconciliation (Chapters XI-XVI).

Suspicion: The parameters of Beyle's mistrust of language are first presented in his relation to others who speak the same language, i.e. the danger of "le moi" having to align itself with the masses. The Beyliste seeks a language "des `âmes sensibles' " (40), one that is constantly renewed, constantly changing within, and he thus demands of language "ou bien relever de la logique, être l'oeuvre de la raison, si bien qu'il puisse être opéré méthodiquement . . ., ou bien laisser au sujet une si entière liberté qu'il soit inversement I'arbitraire même, livré au caprice du moi qui fait sa langue 'dans sa bouche' " (47). In his earlier essays, affirms Crouzet, Beyle's problems with language arose from his "volonté de conformisme"; but Beyle eventually realizes that "entre la mégalomanie de I'auteur qui peut tout, et la paralysis de l'auteur qui voudrait agencer son oeuvre sur un devis donné par les autres, il faut trouver la dimension propre de sa parole, et par là se pose le problème d'une 'comédie' littéraire, et la nécessité de se définir par 1'emprunt et à bonne distance de lui" (64). This problem is reflected in Stendhal's examination of theater, of the actor's art on and off stage, the true "actor" in life going beyond hypocrisy to become a "héros incarné" rather than an "acteur incarnant" (71). But despite a certain resolution presented in la Chartreuse, where one finds "une humanité reconciliée avec toutes les formes de la comédie et acquiescent sans sursaut de pureté au monde comme théâtre, et au théâtre comme 'monde' " (74), the same problem continues to be posed: "Le moi peut-il coexister avec l'altérité, se trouver relativement aux autres, se trouver vrai sans détruire la vérité des autres, départager sa vérité d'une fausseté obsédante et projective?' (75). Connected to this is a second source of suspicion, of words themselves, as too powerful, uncertain, insufficient: since words represent the values of social authority and usage, and are thus rendered as masks and traps, only "les niais et les fourbes" place any faith in words in Stendhal's universe. This revolt against language consists not only of refusing its usage by the "tribu", but also of destroying language's "fondement": "Le révolté est un muet: il n'a pas de parole, il est hors de la parole, . . . [il] ne se met pas dans le langage, et il en refuse les modalités humanistes" (90). All of Stendhal's "esthétique" is marked by the weakness of words in their expression of "les passions": "La passion veut des cris, des actes, des images, une parole totale qui soit la passion présente et agissante. Ce langage

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premier, langage du moi, est celui dont rêvent 1'écrivain Beyliste et le séducteur" (98). This crisis of language is thus rooted "dans la disproportion des mots et du moi, la protestation du sujet rebelle contre l'obligation de se dire et de parler " (99).


Situation: Having thus presented the cases of Stendhal's profound suspicion, his "mal aux mots", Crouzet undertakes a systematic situation of Stendhal in the general "crise du langage", from the eighteenth century to our own period. Informed by the analysis of Brice Parain, Crouzet shows that "la crise du langage qu'ouvre le révolté est en fait le problème de la révolte. . . . Ce qui est perturbé, c'est le problème d'une juste présence du loi dans 1'expression, ou surtout par 1'expression; bien s'exprimer, implique une double fidélité à soi et au bien, au positif du langage et de son travail" (105-106). Having thus situated Stendhal within the interrogation of language, from Condillac, Tracy and Lancelin, through his contemporaries Fourier, Constant et Joubert, to Nietzsche, Valéry and Sartre, Crouzet then examines various aspects of the Stendhalian "esthétique": his conception of "cristallisation" revealed as a "problème de mot"; the "mal du siècle" revealed not only as a "mal du vouloir", not only as "un mal du langage et de la littérature", but fundamentally as a "mal de la lettre" (Ch. VI); the relationship of "parole et silence dans le monde beyliste" (Ch. VII); the use of rhetoric by the "conteur mondain", whose experience "conduit vers un compromis de la spontanéité et de la formalisation, vers 1'é1aboration d'une discipline qui s'efforcerait d'e'liminer la conscience de ce qu'elle implique de contrainte et de régularité" (217); the nature of language as manifested in the "journal intime" (Ch. IX); and finally, in a lengthy and dense chapter entitled "D'une linguistiqtie Beyliste", the situation of Stendhal vis-a-vis the "grammaire générale" of the eighteenth century.


Reconciliation: For Stendhal, "l'univocité devient la qualité idéale unique du langage. . . . La clarté est la qualité d'une pensée qui ne dit qu'une chose et la dit complètement; le message univoque est le seul digne d'être message" (309), resulting in his "conception extrémiste" of language throughout his works, "en refusant toute valeur au mot à moins qu'il ne fût doublé de l'acte mental qui le cautionne" (315), thus a strict surveillance of language (Ch. XI). But this precaution only aggravates the revolt against language, whose haunting power is emphasized in the Beyliste's recognition of "le rôle décisif de l'acte de nommer" (319). Stendhal's uses of words are well-known: through the Stendhalian "cliché" (witticisms; the use of italics; key phrases emphasized for their importance), words become fatal (333) and express the relationship of the self to others (353). Crouzet notes that "par un renversement remarquable, le mot s'en vient soupçonner le moi, et n'est plus soupçonné par lui, esquissant une sorte d'accord avec le langage qui mettrait fin au malaise", i.e. another perception of language by which Stendhal "se trouve précipité à partir d'une conception rationnelle du langage, vers un irrationalisme foncier" (354). This new conception results in the valorization of: conventional language as dictated by the Academy (Ch. XIII); various "langages 'autres' ", in particular, numerous dialects (Ch. XIV), and the inner "langage-self' (Ch. XV). Crouzet concludes that Stendhal arrives at a "troisième parole", "une véritable glossolalie . . . qui surmonte le malentendu foncier de la parole, et sa défaillance toujours menaçante, en une sorte de synthèse supérieure de l'activité et de la passivité qui n'est pas sans faire penser ià l'énergie" (402). The Beyliste's crisis of

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language ends through his belief in the "mot propre", reflecting a lineage that extends from La Bruyère to Maupassant: "Tel être et tel objet requiert le mot, le verbe, l'adjectif, qui conviennent à sa nature d'existence singulière et qui peuvent seuls le caractériser dans son être unique" (405), a relationship in which "le langage et la vérité sont noués l'un à l'autre, témoignant sans ambiguité l'un pour l'autre, et cela dans l'intuition du sujet particulier" (413). And having directed his "enquête" to its end, Crouzet affirms that it is only a point of departure for considering Stendhal's "poétique," the object of another (and future) study "où la possibilité d'un bon usage des mots qui déjoue leur tromperie, ou la retourne en en faisant le moyen d'une création de sens, de l'emploi du langage comme promesse de sens et de plaisir, sera établie" (414).

Charles J. Stivale

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